Portrait robot de l'habitant du 15ème
Selon les résultats détaillés du recensement de l'INSEE 2009, l'étude de la population, effectuée par tranches entre 2004 et 2008, permet de dresser un portrait-robot de l'habitant-type du 15ème arrondissement.
Au dernier pointage de l'INSEE, la population de l'arrondissement s'élève à 232 000 habitants.
Par rapport à la moyenne de la région Ile de France, l'habitant du 15ème
- est plus diplômé que la moyenne : seul 9% des habitants âgé de plus de 15 ans n'ont aucun diplôme
- gagne correctement sa vie : le revenu médian est supérieur à la moyenne des revenus parisiens et la proportion des ménages non-imposables est de 22%, soit très en dessous du seuil moyen en Ïle-de-france.
- est plus jeune que la moyenne parisienne : pendant plusieurs années, les prix de l'immobilier ont permis l'installation de familles de cadres et leurs enfants
Les statistiques mettent aussi en évidence que le pourcentage de famille monoparentales (des femmes seules avec enfants dans la grande majorité des cas) est légèrement inférieurs aux autres arrondissements qui sont sociologiquement comparables.
Enfin, le 15ème est plus populaire que sa réputation ne le laisse présager. La part des logements sociaux, qui était la plus élevé de l'ouest parisien, s'est encore accrue entre 2004 et 2008 passant de 12 à 17 %.
La poussée des trentenaires dans le 15ème
La population du 15ème s’est accrue entre 1990 et 1999 (+ 1 422 habitants) suivant une évolution contraire à celle de la population parisienne (– 27 177). Mieux, elle rajeunit et depuis la fin des années 1990 les barboteuses se mettent à essaimer et le 15ème se mue peu à peu en arrondissement de jeunes.
Les chiffres de l’INSEE sont éloquents. La classe d’âge des 20-39 ans s’est accrue de 2 111 individus entre 90 et 99 (après en avoir perdu 1 353 entre 82 et 90), tandis que les plus de 60 ans connaissaient une progression inverse (– 1 319). Dans le même temps, le nombre d’enfants de moins de 4 ans explosait passant de 9 128 en 90 à 9 936 en 99, avant même que les effets du baby-boom de l’an 2000 ne se fassent sentir.
Comment expliquer cette tendance ?
La présence de deux grands parcs dans l'arrondissement constitue un atout indéniable pour attirer les familles. Dans le même temps, les familles pompidolienne de trentenaires, qui à l’orée des années 70 ont fait la fortune des promoteurs, arrivent à l’âge de la retraite et rêvent de Riviera. Les appartements se libèrent dans l'arrondissement. Depuis une dizaine d'année, le turn over est élevé.
Qui sont ces nouveaux habitants, des bobos ?
Non, rassurez vous. Les agents immobiliers dressent un portrait-robot assez similaire de leurs nouveaux clients : des couples de jeunes cadres productifs et qui font des enfants et qui profitent de l’offre immobilière abondante dans le 15e pour s’agrandir au premier bébé. Parmi eux, beaucoup de primo-arrivants, provinciaux effrayés par la Babel parisienne ou étrangers expatriés, séduits par le mode de vie très main-stream du 15ème arrondissement, vériyable province à Paris.
Ce rajeunissement, longtemps cantonné aux espaces privés, se ressent aujourd’hui dans la vie du quartier. Même si les personnes âgées représentent encore une part importante de la population (40 000 habitants de plus de 65 ans), elles ne marquent plus le paysage et l’offre commerciale, comme dans le 7ème ou le 16ème. La mutation de la rue du Commerce est particulièrement frappante à cet égard. Sur la principale artère commerciale de l’arrondissement, rendez-vous des vieilles dames il dans les années 1980, c’est la révolution.
Partout, de sémillants trentenaires avec tennis, polaire et colonie de gamins de moins de 5 ans. Les embouteillages générés par les poussettes étaient devenus endémiques et justifiaient à eux seuls l'élargissement des trottoirs.
Cette extension a maxima de l’espace réservé aux piétons a été plébiscité par les familles qui attendent que le même sort soit réservé à la rue Saint Charles.
L'arrondissement le plus peuplé de Paris
Avec plus de 230 000 habitants, le 15ème arrondissement est plus peuplé que la ville de Bordeaux dont la population était de 229 000 habitants en 2004.
En terme de surface, le 15ème arrondissement est en revanche 6 fois plus petit que Bordeaux. Ainsi, la densité de Bordeaux est très inférieure avec 4 363 hab / km² contre plus de 27 000 pour le 15ème arrondissement.
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Si le 15ème arrondissement était une ville, elle serait la 6ème ville de France en terme de population.
| | Population | Densité en habitant/km² |
| 1872 | 75 449 | 8 874 |
| 1954 | 250 124 | 29 419 |
| 1962 | 250 551 | 29 470 |
| 1968 | 244 080 | 28 709 |
| 1975 | 231 301 | 27 205 |
| 1982 | 225 596 | 26 534 |
| 1990 | 223 940 | 26 340 |
| 1999 | 225 362 | 26 507 |
| 2005 (estimation) | 232 400 | 27 335 |
| 2010 (estimation) | 235 452 | 27 694 |
La population étrangère du 15ème arrondissement
Arrondissement le plus peuplé de Paris, le 15ème est naturellement l'un de ceux qui comptent le plus de résidents étrangers.
On compte ainsi 9.000 ressortissants de l'Union Européenne (portugais, espagnols et polonais principalement) et 16.000 résidents non-communautaires.
Parmi les 16.000 étrangers extra-communautaires du 15ème :
6.700 sont originaires d'Afrique et Afrique du Nord
5.000 d'Asie
2.000 d'Amérique
1.800 d'Europe extra-communautaire
500 d'Océanie